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14 juin
2004
Énergie renouvelable et
transport
Une entreprise de la Rive-Sud de Montréal va de l'avant
La société Rothsay investit plus de 14,5 millions $ dans la
production de biodiésel, un carburant alternatif qui a fait ses
preuves
Ville Sainte-Catherine, le lundi 14 juin 2004
La société Rothsay s'engage résolument dans la production du biodiésel,
un carburant alternatif totalement « vert » qui a fait ses preuves,
notamment lors de l'expérience fort concluante du projet BIOBUS, à
Montréal, en 2002. La société consacrera près de 14,5 millions $ au
total donc 7 million $ dargent neuf, au cours des prochains mois, à
l'accroissement de la production de biodiésel de son usine de Ville de
Sainte-Catherine, en banlieue sud de Montréal. Cet investissement
totalement privé permettra à Rothsay de se maintenir aux premiers rangs
des producteurs de biodiésel, au Canada. Les travaux débuteront cet été
et seront complétés au printemps prochain.
La société
Rothsay, filiale à part entière du Groupe Aliments Maple Leaf inc., se
spécialise dans le recyclage des résidus agroalimentaires (graisses
animales et huiles de fritures recyclées), qui sont utilisées pour
produire le biodiésel. L'investissement annoncé aujourd'hui lui
permettra de créer plus d'une douzaine de nouveaux emplois spécialisés
(chimistes) et d'en maintenir plus d'une soixantaine d'autres, sans
compter les emplois indirects. Il lui permettra également daugmenter à
35 millions de litres, annuellement, à sa capacité actuelle de 42
millions de litres de biodiésel, avec la possibilité de la doubler, la
faisant ainsi passer à 70 millions de litres.
L'établissement de
Rothsay, à Ville Sainte-Catherine, abrite la première usine de
production commerciale de biodiésel au Canada.
« Nous sommes convaincus que le biodiésel constitue une
solution gagnante, tant sur le plan économique qu'environnemental »,
a déclaré M. Claude Bourgault, directeur pour le Québec, de la société
Rothsay. « Le biodiésel est facile d'utilisation et performant, et il
contribue à diminuer de façon concrète et significative les émissions de
gaz à effets de serre (GES) et d'autres émissions polluantes. Il tient
la route et constitue une occasion unique pour le Québec de développer
une industrie «verte» à très haut potentiel d'affaires. » a
jouté M. Bourgault.
La quantité de matières grasses au Québec est en effet
très importante. On estime que la totalité du biodiésel produit au
Québec pourrait l'être à partir de matières grasses existantes, sans
hypothéquer de terres agricoles ou menacer l'environnement.
« Le
biodiésel est, sans aucun doute, l'une des solutions de l'avenir pour le
transport durable. De plus, il fournit une occasion unique de recycler
intelligemment une industrie qui a subi son lot de difficultés, au cours
des dernières années (maladie de la vache folle), en valorisant les
matières résiduelles qui abondent au Québec. Et c'est une solution
rentable », a conclu M. Bourgault.
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